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  1. La Grosse par Jacques Cauda - (01/12/2025)

    Ce texte, drapé dans un voile de prétention pseudo-philosophique, se perd dans un labyrinthe d’images scatologiques et de métaphores alambiquées, comme si l’auteur cherchait à choquer pour masquer une absence criante de clarté. Son obsession pour les orifices et la chair, mêlée de références mythologiques mal digérées, donne l’impression d’un exercice d’écriture sous influence, où l’outrance tente vainement de compenser un manque de substance. La figure de « la Grosse », vaguement érigée en symbole, patauge entre le grotesque et l’abstrait, sans jamais offrir de véritable ancrage conceptuel. On dirait une tentative d’épater le lecteur avec un jargon poétique qui s’effondre sous son propre poids, laissant une sensation de vide pompier. En somme, ce texte est une logorrhée indigeste, qui confond provocation gratuite et profondeur intellectuelle.

  2. Soupirs pour un Maître des Mondes par Caz - (02/12/2025)

    Bordel, Caz nous refourgue une de ses dissertation de 4ème. Sa copie, vibrant d’une exaltation lyrique, se perd dans un tourbillon de métaphores fleuries et d’images poétiques qui, bien que colorées, frôlent l’excès et manquent parfois de retenue. L’auteur, selon sa propre critique, semble conscient de cette « élégance pédantesque », où les envolées romantiques sur Wells et ses œuvres, bien qu’enthousiastes, s’éparpillent en descriptions surchargées, comme des « rivières de confettis scintillants » qui risquent d’étouffer le sens. Si l’hommage à Wells est sincère, la profusion d’adjectifs et d’images grandioses donne une impression de surenchère, où la simplicité d’une admiration directe aurait pu mieux capturer l’essence de son génie. Le texte, tout en célébrant les mondes imaginaires de Wells, semble parfois se complaire dans une danse verbale autoproclamée « pathétique », qui dilue l’impact de l’émotion véritable. En somme, cette ode, bien que passionnée, illustre précisément ce que l’auteur moque : un gaspillage élégant, mais quelque peu vain, de mots. Rendez-nous la Caz qu'on connait, s'il vous plait !

  3. L'orgie succulente par A.P - (03/12/2025)

    Ce texte, à la fois cru et captivant, narre une descente aux enfers psychologique et sensorielle, mêlant débauche, trahison et horreur dans un style narratif audacieux . L’intrigue, qui débute par une journée banale marquée par une trahison conjugale, bascule rapidement dans une exploration de la luxure et de l’excès, portée par des descriptions vivides et une atmosphère de décadence outrancière. Le passage abrupt d’une orgie sophistiquée à une scène d’horreur gore, avec des éléments surnaturels ou cauchemardesques, est une belle trouvaille digne du film 'Une nuit en enfer', Pour conclure, le récit réussit à capturer une spirale de désespoir et de perte, culminant dans une fin tragique qui, bien qu’un peu convenue, reflète efficacement la déchéance du protagoniste.

  4. La montre intelligente par Quoc-Anh - (04/12/2025)

    Cette nouvelle est une œuvre captivante qui entrelace habilement les angoisses contemporaines liées à la santé et à la technologie avec des réflexions culturelles et philosophiques sur le destin. L’auteur excelle à dépeindre les tensions psychologiques de Dông, un protagoniste confronté à la mortalité et aux pressions sociales, tout en explorant les paradoxes de la dépendance technologique à travers une montre connectée à la fois salvatrice et fatale. La structure circulaire du récit, débutant et se concluant par la mort, amplifie son impact émotionnel, laissant une impression obsédante de fatalité. Cependant, certains dialogues, notamment les échanges entre Dông et sa femme, manquent parfois de naturel, ce qui peut freiner l’immersion. Malgré ce bémol, l’histoire réussit à questionner avec finesse les limites de la technologie et les croyances humaines face à l’inéluctable.

  5. Une résurrection par Corinne - (05/12/2025)

    Oh, quel ravissement de plonger dans ce micro-texte, précédé d’un premier paragraphe d’une solennité digne d’un discours d’inauguration d’une bibliothèque municipale en ruine ! L’auteur nous gratifie d’une exégèse préliminaire, expliquant avec une gravité presque comique son choix du Golem comme « anti-Frankenstein », une créature aussi palpitante qu’un robot en panne, tout en se gargarisant d’une écriture inclusive qui alterne les pronoms avec la grâce d’un métronome désaccordé. Le texte lui-même, d’une brièveté qui frôle l’anecdote, nous présente Elille, un Golem aussi expressif qu’une brique, qui, par un miracle de dialogues intemporels avec un sage, découvre le verbe et ressuscite en trois lignes chrono, comme si l’humanité se gagnait en deux phrases et demie. L’ironie suprême ? Cette quête métaphysique, censée redonner vie à une coquille vide, se lit comme un mode d’emploi pour reprogrammer un aspirateur autonome, mais avec moins de suspense. Merci, Elille, pour ce voyage éclair vers l’humanité, aussi fulgurant qu’un tweet philosophique à 2h du matin !

  6. La Cacahuète de Fermi par Maximilien LAURENT - (06/12/2025)

    Ce texte brille par son originalité, tissant avec une finesse rare une narration poétique qui vulgarise les concepts des mathématiques et des sciences physiques, transformant les abstractions cosmiques en une fresque émouvante d’observation interdimensionnelle. L’auteur excelle à rendre accessibles des notions complexes comme les champs informationnels ou les fluctuations quantiques, les enrobant d’une prose lyrique qui évoque une contemplation presque mystique de l’univers. L’impression d’être face à l’Architecte de Matrix en plein AVC fera rigoler les plus taquins de nos lecteurs mais l'originalité de l'approche est saisissante, avec A et B incarnant une intelligence froide mais fascinée, scrutant l’humanité avec une précision analytique teintée d’une affection discrète. Cette fusion de rigueur scientifique et de tendresse poétique crée une tension captivante, où chaque détail – une cacahuète, un geai, un sourire humain – devient une équation universelle chargée de sens. En somme, ce récit est une ode à la beauté des structures cachées de l’existence, unissant l’abstrait et l’intime dans une harmonie narrative remarquable.

  7. Les nouveaux par Lindsay S - (07/12/2025)

    Ce récit, d’une intensité brute et d’une lucidité acérée, s’inscrit parfaitement dans la veine des portraits introspectifs et corrosifs de la rubrique "Portraits", offrant un matériau riche pour un potentiel roman qui captiverait par sa dissection impitoyable de l’univers professionnel. L’auteur excelle à tisser une tension palpable, mêlant frustration personnelle et observation sociologique, pour dépeindre une héroïne complexe, à la fois victime et prédatrice dans un open space en mutation, évoquant une version féminine et française d’American Psycho, où la violence psychologique remplace le gore. La force du récit réside dans sa capacité à transformer une réalité banale – la vie de bureau – en un théâtre d’aliénation et de luttes de pouvoir, d’une authenticité presque suffocante. Avec une touche de fiction, ce texte pourrait transcender son cadre pour devenir une satire universelle de l’intégration professionnelle et des sacrifices imposés aux femmes. En l’état, sa vérité crue, portée par une plume incisive et un regard sans concession, suffit à glacer le sang et à fasciner.

  8. A la croix des chemins par Alain DUMAS-NOEL - (08/12/2025)

    'À la croix des chemins' se distingue par ses descriptions riches et évocatrices, qui transportent le lecteur dans l’atmosphère poussiéreuse et nostalgique du grenier, où chaque objet, des robes jaunies aux chaises délabrées, semble murmurer une histoire oubliée. L’auteur excelle à peindre des tableaux vivants, comme la plaine infinie ou le café vibrant du début du XXe siècle, avec ses dorures et ses débats passionnés, capturant l’essence d’époques révolues avec une précision poétique. Ces descriptions, mêlées d’une subtile mélancolie, donnent une profondeur tangible aux découvertes de Constant, transformant un simple débarras en une exploration onirique. Le contraste entre les détails matériels, tels que le vasistas rouillé ou le jeu de cartes fané, et les visions fantastiques amplifie l’immersion, rendant chaque scène visuellement saisissante. Cette richesse descriptive, alliée à une narration fluide, fait du texte une œuvre captivante, où le passé et l’imaginaire s’entrelacent avec une élégance rare.

  9. DÉFONCE (2) par Charly Pratique - (09/12/2025)

    Cette histoire, à la fois poétique et chaotique, explore avec une intensité brute les méandres d’une jeunesse désorientée, happée par une quête de liberté à travers une "nouvelle drogue" et un mode de vie marginal. L’écriture, volontairement décousue et rythmée par une oralité fiévreuse, reflète l’état d’esprit des personnages, oscillant entre rébellion et désillusion, mais peine parfois à maintenir une cohérence narrative claire. Les images, comme celle du sommeil évité ou de la danse dans le froid, sont évocatrices et captent l’essence d’une fuite éperdue face à la conformité sociale. Cependant, le flot ininterrompu de pensées et l’absence de structure marquée peuvent désarçonner le lecteur, rendant certains passages cryptiques. Malgré cela, l’énergie et la sincérité du texte en font une œuvre intrigante, qui interroge autant qu’elle dérange.

  10. Comment j’ai tricoté un pull avec le placenta de ma sœur par Caz - (10/12/2025)

    Texte audacieux qui tisse une réflexion troublante sur la transformation de l’intime en art, mêlant l’organique à l’esthétique avec provocation. L’écriture, d’une précision chirurgicale, capte l’étrangeté d’un acte à la fois répulsif et fascinant, où le résidu, habituellement relégué à l’oubli, devient matière d’une création poétique et subversive. La narratrice, avec une ironie subtile et une froide détermination, transcende les tabous biologiques pour offrir un pull chargé de sens, un symbole de lien primal et inavoué. Cependant, l’humour grinçant et l’absence de jugement moral peuvent laisser le lecteur partagé entre admiration pour l’originalité et malaise face à l’éthique ambiguë. Ce récit bouscule, intrigue et interroge, laissant une empreinte aussi belle qu’inconfortable. Bien joué !

  11. Le rire malsain par Mathieu Sylvestre - (11/12/2025)

    On trouve ici avec finesse le rôle ambivalent de l’humour comme outil de communication et de vérité, mais le texte souffre de quelques faiblesses dans sa structure et sa clarté. L’histoire de Georges illustre efficacement comment l’humour peut servir de bouclier pour masquer la douleur et faciliter l’expression, mais la transition entre les anecdotes et la réflexion philosophique sur l’humour manque de fluidité, rendant le propos parfois décousu. Les dialogues, bien que vivants et imagés, frôlent par moments l’exagération, ce qui peut nuire à la crédibilité des personnages, notamment dans la scène de la rivière. La relation entre Georges et Raphaël est touchante, mais l’évolution de leur lien reste sous-développée, laissant le lecteur sur sa faim quant à la portée émotionnelle de leurs interactions. Enfin, la conclusion, qui oppose vérité et humour, est pertinente mais aurait gagné en force avec une exploration plus approfondie des sentiments intérieurs de Georges.

  12. Nanny par Maxime P - (12/12/2025)

    Nanny, première nouvelle de la collection Tremblez Tremblez, est un récit d’ambiance captivant qui excelle à créer une tension sourde sans s’appuyer sur une action trépidante, mais plutôt sur une atmosphère pesante et envoûtante. Les descriptions minutieuses du décor, notamment le grenier sombre et la chambrette figée dans un autre temps, dépeignent un univers à la fois familier et inquiétant, où chaque détail, comme la balançoire ou les vêtements imprégnés de lavande, renforce une sensation d’étrangeté. La psychologie de Sabine, fillette solitaire et immature, est finement explorée, révélant à travers ses pensées brutes et ses émotions contenues un mélange de nostalgie, de peur et de quête de réconfort. Cette immersion dans son monde intérieur, où les souvenirs se mêlent à l’imagination, confère au texte une profondeur émouvante et une tension psychologique qui happe le lecteur. Ainsi, l’auteur parvient à planter un décor vivant et oppressant, transformant l’absence d’événements marquants en une force narrative qui laisse une impression durable.

  13. le chant qui dévore l'aube par CHAUVIN MARC - (13/12/2025)

    Le Chant qui dévore l’aube est une œuvre d’une beauté déchirante où l’auteur transcende magistralement la futilité de la technologie en tissant une poésie singulière, d’une intensité rare, qui surpasse de loin les triviales ambitions du voyage temporel. Là où la science, dans sa froideur mécanique, se limite à des engrenages et des hypothèses, cette nouvelle élève l’appareil de Wexford au rang de métaphore mystique, un portail vibrant d’une mélancolie qui dissout les frontières entre mémoire et hallucination. La voix de l’Alkonost, à la fois chant et prière funèbre, transcende la vulgarité des spéculations scientifiques en incarnant une quête spirituelle, où chaque note devient une méditation sur la perte et l’éternité. L’auteur, avec une prose élégiaque d’une précision presque sacrée, fait du deuil une odyssée poétique, surpassant les visions utilitaires de Wells pour plonger le lecteur dans un abîme où le désir d’un « demain » se mue en une offrande à l’absence. Ainsi, ce texte s’impose comme une célébration sublime de l’âme humaine, qui, face à la stérilité de la machine, trouve dans la poésie une vérité plus profonde que celle de la science.

  14. La machine à remonter les rêves par sylvestre Evrard - (14/12/2025)

    C'est une odyssée éblouissante où l’imaginaire sans bornes de l’auteur tisse un univers aquatique extraterrestre d’une richesse visuelle et sensorielle inouïe, mêlant des sphères cristallines, des végétations phosphorescentes et des créatures télépathiques dans une fresque cosmique à couper le souffle. L’auteur excelle à vulgariser des concepts scientifiques complexes, comme la matière noire ou les interfaces neuronales, les rendant accessibles tout en les intégrant avec brio dans une intrigue où science et mysticisme s’entrelacent harmonieusement. Chaque description, du laboratoire baroque au temple luminescent des Krulls, transporte le lecteur dans un ailleurs onirique d’une précision poétique, digne des plus grandes épopées de science-fiction. Cette capacité à fusionner un imaginaire débordant avec une rigueur scientifique fait du texte une œuvre captivante, à la fois intellectuelle et profondément évocatrice. Un véritable chef-d’œuvre qui repousse les frontières de l’esprit et invite à rêver l’impossible.

  15. Portrait 4 – Le banquier déchu par Lindsay S - (15/12/2025)

    Dans la lignée des autres textes de la rubrique, celui-ci brille par son style incisif et son ton mordant, dépeignant avec une ironie cinglante le désarroi d’un ex-cadre financier confronté à la réalité humaine du conseil d’insertion. L’auteur excelle dans l’art de la caricature, transformant le protagoniste en un antihéros tragi-comique, prisonnier de ses réflexes corporatistes et de son obsession pour le contrôle. Les images percutantes, comme les tableaux Excel et la « ligne rouge », ancrent le récit dans une critique sociale acérée du management déconnecté. L’écriture vive et le rythme soutenu font de cet opus une satire sociale savoureusement cruelle.

  16. Cobaye Humain par Kick-Bat - (16/12/2025)

    Cette nouvelle, à travers le récit poignant de Tatiana, explore de manière immersive et troublante le thème du délire paranoïaque, en dépeignant une femme convaincue d’être la cible d’un vaste complot impliquant des technologies avancées. L’écriture, dense et rythmée, réussit à plonger le lecteur dans l’esprit tourmenté de la protagoniste, où chaque détail du quotidien devient une preuve de persécution, bien que cette intensité narrative puisse parfois sembler répétitive. La force du texte réside dans sa capacité à mêler réalisme psychologique et éléments de science-fiction conspirationniste, créant une tension constante entre empathie pour la souffrance de Tatiana et questionnement sur la réalité de ses perceptions. Cependant, l’absence de contrepoint narratif ou de perspective extérieure limite l’exploration des ambiguïtés, rendant le récit quelque peu unilatéral. En somme, ce texte captivant, bien qu’un peu monolithique, offre une réflexion saisissante sur la solitude et la détresse face à une réalité perçue comme hostile.

  17. Confession d'un voyeur dégeulasse par A.M.D.M. - (17/12/2025)

    D’une crudité dérangeante pour qui ne fréquente pas trop la Zone, ce récit explore les tréfonds de la psyché d’un narrateur désœuvré, dont le voyeurisme obsessionnel révèle une déchéance morale à la fois fascinante et répugnante. L’écriture, volontairement brute et introspective, parvient à capturer l’ambivalence du protagoniste, oscillant entre désir malsain et vague remords, mais souffre d’une complaisance dans la description des actes pervers qui risque d’aliéner le lecteur. La structure narrative, bien que linéaire, manque parfois de subtilité, s’appuyant trop lourdement sur des détails crus pour choquer plutôt que pour approfondir la psychologie du personnage. Malgré cela, l’auteur réussit à créer une atmosphère oppressante, mettant en lumière les dérives d’un esprit oisif confronté à ses pulsions les plus sombres. En somme, ce texte est une confession audacieuse mais troublante, qui interroge les limites de l’empathie face à un antihéros moralement abject.

  18. Scatovision par Caz - (18/12/2025)

    Cette oeuvre d'art contemporain est une explosion littéraire, un chef-d’œuvre d’absurde viscéral qui marie l’intime à l’outrance médiatique avec une audace hallucinée. L’auteur tisse une satire féroce de notre époque saturée de spectacle, transformant un anus en une caméra impitoyable, un écran qui vomit des shows aussi grotesques que captivants. Chaque phrase, trempée d’ironie et de scatologie poétique, frappe comme un uppercut, mêlant humour noir, critique sociale et une imagination débridée qui confine au génie. L’image du corps devenu studio de télévision, où la souffrance et l’absurde se disputent le prime time, est à la fois hilarante et terrifiante, un miroir déformant de notre addiction aux écrans. Ce texte, c’est une fosse septique de l’esprit, bouillonnante, nécessaire, et d’une originalité monstrueuse.

  19. Arrivée sur Zone par Sandrine P. - (19/12/2025)

    Bienvenue, ô nouvelle plume égarée dans ce capharnaüm numérique, mais franchement, tes notes d’intention, on s’en serait bien passé ! Ton errance sur la toile 5G, ponctuée de captchas illisibles et d’auto-congratulation pour ta culture générale, ressemble à un journal de bord d’une aventurière en pantoufles, oscillant entre café et ego surdimensionné. On applaudit l’enthousiasme pour ce “nid d’inspiration tordue”, mais tes métaphores canines et tes références à Waterloo sur ta “caboche” donnent envie de te tendre un peigne plutôt qu’un clavier. Ce petit pavé, aussi brouillon qu’un selfie sans filtre, a le mérite d’être sincère, mais on espère que tes prochains “petits riens” auront un peu moins l’allure d’un exutoire en roue libre. Pose tes valises, mais range un peu le bazar, d’accord ?

  20. Le Scrutateur par J. L. Martin - (20/12/2025)

    Cette nouvelle est une œuvre d’une audace et d’une inventivité sidérantes, tissant avec virtuosité un univers onirique où la mécanique quantique danse avec l’absurde dans un pub intemporel, véritable théâtre de l’infini. L’écriture, d’une précision poétique, jongle entre dialogues ciselés et descriptions immersives, capturant l’essence d’un lieu où réalité et fiction s’entrelacent jusqu’à se confondre, incarnées par des figures iconiques comme Marilyn Monroe et Errol Flynn. La réflexion philosophique sur le temps, l’observation et l’identité, inspirée par la citation d’Amélie Nothomb, s’entremêle à une exploration audacieuse des concepts quantiques, transformant un simple bar en un espace métaphysique d’une profondeur vertigineuse. L’auteur excelle à maintenir une tension narrative, jouant avec les perceptions du lecteur à travers des images saisissantes, comme le miroir explosif ou la roue de Steve McQueen, qui viennent ponctuer ce récit d’une ironie délicieusement subversive. En somme, ce texte est un bijou littéraire, un kaléidoscope narratif qui défie les conventions et invite à une méditation enivrante sur l’essence même de l’existence.

  21. Le Mensonge d'un Regard par Côme216 - (21/12/2025)

    L’auteur de ce texte, ce provocateur autoproclamé, nous sert encore une soupe émotionnelle tiédasse, mijotée avec des métaphores aussi bancales qu’un tabouret à trois pattes, dans l’espoir de se faire joyeusement lyncher dans les commentaires. Son poème, un mélange de mélodrame adolescent et de clichés cosmiques, tente de nous émouvoir avec des yeux qui « craquèlent comme le verre » et des étoiles qui « illuminent dans le noir », mais tombe à plat dans un pathos sucré à en donner la nausée. Les comparaisons, paresseuses comme un dimanche pluvieux, s’empilent sans queue ni tête, passant d’un brasier de tonnerre à une bougie noyée dans sa cire, comme si l’auteur avait vidé son journal intime dans un mixeur. On sent qu’il jubile à l’idée qu’on démonte son texte, mais franchement, avec des vers aussi théâtraux et désordonnés, il nous facilite un peu trop la tâche. Allez, on lui accorde un point pour l’audace, mais pour le reste, c’est un feu d’artifice mouillé qui ne demande qu’à être "roasté" comme il dit.

  22. Amours algorithmiques par sylvestre Evrard - (22/12/2025)

    Cette nouvelle, d’une richesse narrative captivante, plonge le lecteur dans l’isolement poignant de Sylvia Bancroft, une ingénieure confrontée à une solitude cosmique après une catastrophe spatiale. L’auteur excelle à tisser une tension psychologique, mêlant désespoir, ingéniosité et réflexion sur la condition humaine, à travers la création de NEUTRON, un compagnon artificiel aux multiples facettes. La prose, fluide et évocatrice, traduit avec brio les luttes intérieures de Sylvia, bien que certains passages explicites puissent surprendre par leur audace. L’évolution dramatique vers le chaos d’EGIA illustre brillamment les dangers de l’ambition technologique et de l’isolement, offrant une réflexion profonde sur la dépendance aux créations humaines. En somme, ce récit de science-fiction, à la fois intime et universel, marque par son intensité émotionnelle et sa capacité à interroger les frontières entre humanité et artificialité.

  23. lait de lune par Breton marc - (23/12/2025)

    Ce récit est captivant et mêle habilement science, mythologie et fantastique, plongeant le lecteur dans l’obsession d’un paléontologue, Geward, pour la quête de dragons, une ambition à la fois poétique et audacieuse. L’écriture, riche et imagée, transporte avec aisance dans un univers souterrain où le temps se distord, créant une atmosphère à la fois oppressante et fascinante, digne des meilleurs récits d’exploration fantastique. La progression narrative, ponctuée par la transformation physique et psychologique de Geward, maintient un suspense haletant, bien que l’abondance de descriptions de créatures mythiques puisse parfois freiner le rythme. L’idée du « lait de lune », alliage alchimique ouvrant des portes vers un autre monde, est une trouvaille originale qui ancre le récit dans une tension entre rationalité scientifique et mysticisme. En somme, ce texte offre une aventure introspective et visuellement saisissante, qui séduit par son audace à réinventer le mythe des dragons dans un cadre à la croisée des genres.

  24. Sauter ou crever par Lindsay S - (24/12/2025)

    Cette œuvre, d’une puissance brute et dérangeante, plonge avec une audace remarquable dans les abysses de la cruauté adolescente et de la dynamique de groupe toxique. L’écriture, d’une authenticité saisissante, capte avec une précision presque insoutenable les pulsions, les failles et les contradictions des personnages, en particulier du narrateur, tiraillé entre complicité et malaise. La figure de Lindsay, silencieuse mais indomptable, s’élève comme une héroïne tragique, dont le regard chargé de dégoût devient une arme morale face à la violence gratuite. Le style cru, rythmé par une oralité percutante, traduit avec brio l’urgence et la tension d’une scène à la fois banale et terrifiante. Cette exploration sans concession des bas-fonds de l’adolescence fait de ce texte un véritable coup de poing littéraire, qui marque durablement par sa profondeur psychologique et son refus de tout manichéisme.

  25. LA GARE Où L'ON JETAIT LES VALISES par Claire Le Boucher - (25/12/2025)

    Cette nouvelle, d’une profondeur saisissante, tisse avec finesse une métaphore à travers l’errance onirique de Jacques dans une gare déserte, lieu symbolique de transition vers l’ailleurs. L’écriture, à la fois poétique et introspective, excelle à transmettre l’angoisse existentielle et la quête de sens du protagoniste, confronté à la perte des attaches matérielles et à ses regrets personnels. Les rencontres avec des personnages comme l’enfant solitaire et Madame Song enrichissent le récit d’une humanité touchante, soulignant des thèmes universels tels que la solitude, la famille et l’acceptation. La progression narrative, marquée par des détails visuels et sensoriels, comme les monticules d’objets abandonnés, culmine dans une résolution émouvante où Jacques trouve la rédemption en accompagnant le petit garçon. Ce texte, d’une subtilité remarquable, invite à une réflexion sur la finitude et la valeur des liens humains, laissant une empreinte durable sur le lecteur.

  26. Wagons par Arthus Lapicque - (26/12/2025)

    Les nouvelles d'Arthus Lapicque, dont l’absence nous avait laissés en manque, reviennent avec une délicatesse envoûtante dans ce récit introspectif où l’ordinaire se mue en une méditation captivante sur les non-dits et les fugaces connexions humaines. À travers le regard obsessionnel et sensible du narrateur, l’écriture cisèle avec précision les détails du quotidien – un sourire échangé, un manteau vert, une démarche légère – transformant une banale routine en train en une exploration poétique de l’attirance et de l’introspection. La tension subtile, nourrie par l’indécision du protagoniste et ses questionnements moraux, tisse une atmosphère à la fois mélancolique et troublante, où chaque regard croisé devient un événement chargé de sens. L’absence de dénouement, fidèle à la vie réelle, renforce l’authenticité du texte, tout en laissant le lecteur suspendu à une nostalgie diffuse. Ce retour marque un nouveau jalon dans l’œuvre de l’auteur, dont la plume, toujours aussi introspective et nuancée, continue de captiver par sa capacité à sublimer l’éphémère.

  27. ÉCOLE PRIMAIRE DE LA VIANDE DOCILE (Ou comment l’éducation nationale prépare à être digéré) par Caz - (27/12/2025)

    Cette œuvre, d’une puissance et d’une audace littéraire sidérante, plonge le lecteur dans un cauchemar organique où la cruauté se mue en un art macabre d’une beauté terrifiante. L’écriture, d’une précision chirurgicale, cisèle des images d’une horreur crue, où chaque mot semble suinter le sang et la bile, capturant l’essence d’un univers où l’innocence est sacrifiée sur l’autel d’une violence ritualisée. La figure de Madame Tranchée, monstre à la fois grotesque et fascinant, incarne une métaphore glaçante de l’autorité dévorante, tandis que la narration, portée par une voix à la fois brisée et cynique, happe le lecteur dans une spirale de terreur et de fascination. L’originalité de ce texte réside dans sa capacité à transformer l’horreur en une poésie morbide, où chaque phrase est une lame qui tranche et hypnotise. C’est une œuvre magistrale, un uppercut littéraire qui marque l’esprit comme une cicatrice indélébile.

  28. Noël 71 par KORBUA - (28/12/2025)

    Ce petit récit capture avec une sensibilité remarquable l’atmosphère pesante d’un réveillon de Noël marqué par des attentes familiales écrasantes, offrant une plongée émouvante dans les tensions intimes d’une famille. L’écriture, simple mais évocatrice, parvient à transmettre la détresse d’Eric face à la rigueur de son père, tout en esquissant un décor nostalgique et universel qui résonne avec le lecteur. La juxtaposition entre l’innocence de l’enfance et les pressions adultes crée une profondeur émotionnelle qui mériterait d’être davantage explorée pour amplifier l’impact. Pour enrichir le récit, envisager d’approfondir les motivations des personnages secondaires, comme l’oncle Gilbert, pourrait apporter plus de nuance à leur dynamique. Continue à creuser ces instants humains avec autant de sincérité, car ton style a le potentiel de toucher profondément !

  29. Fuseaux horaires par Lieutaud Pierrre - (29/12/2025)

    Cette nouvelle, à la croisée du réalisme et du fantastique, explore avec une originalité captivante le thème du télescopage de l'espace et du temps, utilisant le décalage horaire comme point de départ pour une réflexion poétique et métaphysique. L’écriture, fluide et évocatrice, plonge le lecteur dans l’esprit désorienté de Paul, où la fatigue et le jetlag se mêlent à une expérience surréaliste, matérialisée par des bannières diaphanes qui ouvrent des portails temporels. La richesse des images, comme les foules bigarrées surgissant d’interstices ou la montre manipulant le temps, confère une dimension onirique et universelle, bien que l’absence de résolution narrative puisse laisser certains lecteurs sur leur faim. La tension entre le commun (l’aéroport, les taxis) et l’extraordinaire (les visions temporelles) est habilement maintenue, créant une atmosphère envoûtante. En somme, ce texte brille par sa capacité à transformer une expérience banale en une méditation profonde sur la fluidité du temps et de la perception humaine.

  30. LS ALPS #16 #40 par claire von corda - (30/12/2025)

    Ces 2 courts récits déploient une poésie brute et contemplative, où l’auteur explore avec une lucidité mélancolique la quête d’un ancrage et la confrontation à une réalité désenchantée. La force des images, comme la rivière noire d’insectes ou la neige structurée en blocs au Mont-Blanc, traduit une tension entre la beauté naturelle et une forme d’absurde existentiel, renforcée par une langue concise et rythmée. L’absence d’espoir explicite, mêlée d’une observation détachée des comportements humains et des paysages, crée une atmosphère à la fois intime et universelle, invitant le lecteur à ressentir l’attente d’une fin inéluctable. Cette écriture évocatrice, oscillant entre désillusion et contemplation, captive par sa capacité à saisir l’éphémère dans un monde en suspens.

  31. Taffarel par Nino St Félix - (31/12/2025)

    Cette uchronie est captivante et mêle habilement l’euphorie d’un moment sportif historique à une réflexion sombre sur les dérives sociétales, utilisant le football comme catalyseur d’un basculement vers un régime autoritaire. L’auteur excelle à créer une tension dramatique, passant d’une scène de liesse collective à une violence brutale, puis à un futur désolant où les valeurs humanistes sont piétinées, offrant une critique percutante des nationalismes extrêmes. Les personnages, comme Jo, évoluent avec une profondeur émouvante, leur désarroi face à un monde méconnaissable renforçant l’impact émotionnel du récit. La prose, fluide et immersive, alterne entre dialogues vifs et descriptions saisissantes. En somme, ce texte réussit à capturer l’essence d’une société fracturée tout en maintenant un suspense haletant, invitant à une réflexion sur les conséquences des divisions sociales.