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Recherche d'articles par mois
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SODOMIE, GAVE TES BRÈCHES !
par coccinelle à brassards - (01/01/2026)
Oh, quelle audacieuse fresque littéraire, ce texte qui se drape d’un voile philosophique si profond qu’il en devient hilarant, comme un clown qui aurait lu trop de Nietzsche entre deux crises de narcissisme ! L’auteur, autoproclamé génie, nous gratifie d’une ode au « mâle initial » si saturée de métaphores scabreuses qu’on dirait un traité érotique rédigé par un adolescent en pleine crise existentielle. Chaque ligne suinte d’une prétention si exagérée qu’elle frôle le pastiche. L’ironie, c’est que ce délire verbeux, censé enflammer les sens, s’effondre dans un aveu d’échec final, comme si même l’auteur ne croyait pas à son propre cirque.
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L'éveil du pire
par sylvestre Evrard - (01/01/2026)
Dans cette dystopie woke, un professeur d'histoire de l'art est emprisonné dans des conditions inhumaines, accusé de propos sexistes et de comportements inappropriés par le régime totalitaire de l'ÉVEIL, qui impose une surveillance obsessionnelle des mots et des gestes sous prétexte de moralité. Torturé, privé de sommeil et de dignité, il subit un interrogatoire absurde où des témoignages flous le condamnent à deux ans de rééducation brutale dans un camp insulaire, visant à effacer son identité et sa pensée critique. Une ancienne étudiante, devenue gardienne, lui offre un antidouleur piégeux, révélant la manipulation omniprésente, tandis que le régime bannit l'art et la liberté au profit d'un dogme collectiviste. Après sa libération, il reprend son enseignement sous une surveillance étroite, mais conserve un "musée imaginaire" d'œuvres interdites comme refuge mental. Rappelons cependant que le wokisme n'existe que dans l'esprit de ceux qui acceptent d'y croire, car personne ne se revendique explicitement de cette idéologie, qui n'est qu'une caricature amplifiée de peurs sociétales.
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Mayonnaise Ketchup
par Driller Killer - (02/01/2026)
Cette pépite d’horreur absurde mêle avec brio une ambiance oppressante à un concept aussi grotesque qu’original : un hamburger géant tueur en série. L’écriture, vive et immersive, capte l’effroi des personnages tout en distillant un humour noir qui rend l’histoire délicieusement dérangeante. Les descriptions olfactives renforcent l’aspect organique et cauchemardesque de la menace. Cependant, le récit aurait pu gagner en profondeur en explorant davantage les origines de cette créature, qui reste mystérieusement liée aux OGM et aux fast-foods. Malgré cette légère lacune, l’auteur réussit à transformer une idée farfelue en une fable horrifique captivante, qui questionne avec malice notre rapport à la consommation.
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Médium
par HaiKulysse - (02/01/2026)
L’écriture déploie une puissance hypnotique par son flux d’images organiques et corrosives, où chaque phrase semble suinter un venin poétique qui contamine le réel jusqu’à l’hallucination. Le rythme, volontairement asphyxiant, mime la respiration d’un cauchemar fiévreux, alternant visions cosmiques et détails viscéraux avec une cruauté presque rimbaldienne qui refuse toute échappatoire. Le lexique, à la fois précieux et putride, crée une esthétique de la décomposition splendide, où le sublime et le répugnant s’accouplent sans pudeur. Pourtant, cette surenchère baroque frôle parfois le vertige gratuit, comme si l’auteur craignait que la moindre respiration rationnelle ne brise l’envoûtement. Il en résulte une œuvre fascinante et toxique, qui laisse le lecteur ivre, souillé et étrangement comblé, à la frontière du génie et de l’excès.
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Le linge sale
par Laetitia Giudicelli - (03/01/2026)
Cette œuvre magistrale plonge le lecteur dans l’âpreté d’un village rongé par le froid, la misère et la suspicion, où chaque phrase ciselée dépeint avec une précision saisissante la rudesse du quotidien et les tensions sociales. L’auteur tisse une fresque d’une intensité rare, où les descriptions crues du lavoir, des mains gelées et des marmites fumantes s’entrelacent à une montée dramatique implacable, culminant dans un dénouement tragique d’une puissance glaçante. La veuve, figure énigmatique et magnétique, incarne une altérité fascinante qui catalyse les peurs et superstitions, transformant le récit en une parabole universelle sur l’exclusion. La langue, à la fois brute et poétique, capture l’âme d’une communauté à la dérive, faisant de chaque mot une pierre taillée dans l’édifice d’une narration captivante. Ce texte, par sa densité émotionnelle et sa maîtrise stylistique, s’impose comme une pépite littéraire qui hante longtemps après la lecture.
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Le Cante Jondo de Juan
par Arthus Lapicque - (03/01/2026)
Le récit, d’une richesse poétique saisissante, tisse avec brio une fresque andalouse où le duende de Lorca s’incarne dans la figure rebelle et mystique de Carmen. La narration, vibrante et sensorielle, entrelace subtilement la douleur, la mémoire et la communion charnelle avec la terre, portée par une prose rythmée qui évoque le cante jondo lui-même. L’évolution de Carmen, de fillette blessée à déesse dansante sous l’orage, transcende les superstitions oppressantes du campement, révélant une héroïne dont la liberté défie les jugements. Le lien entre Carmen et son taureau, chargé de symbolisme, ancre le récit dans une dimension à la fois charnelle et spirituelle, où la cicatrice devient un emblème de résilience. Cette œuvre, par sa densité émotionnelle et sa puissance évocatrice, célèbre l’essence indomptable du duende, faisant écho à la tradition gitane tout en explorant l’universalité de la révolte et de l’appartenance.
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le bain
par Zone Forum, Zone Inc. - (04/01/2026)
Dans ce tourbillon narratif où les voix se multiplient comme des algues vénéneuses sur un torse d'acier, le texte d'Anna et ses fantômes déploie une fièvre textuelle qui épluche l'amour jusqu'à la moelle d'une pomme de terre quantique, transformant l'obsession en un nunchaku charnel brandi par un homme-tronc ressuscité des abysses morandiniens. Avec une tendresse perverse qui fait rimer le sucre brûlé de mamie Zelie aux éclats ivoirins d'une mâchoire fracturée, l'auteur orchestre une pollinisation narrative où les multivers se noient dans une baignoire d'hémoglobine, révélant que la vraie victime n'est ni Anna ni Philippe, mais le lecteur lui-même, happé dans le sac poubelle d'une gelée de groseille éternelle. Loufoque comme un reflux de marée noire sur les forums obscurs de la jalousie, cette saga dissocie l'héroïsme en Good et Bad Croizon, où le premier pleure sur des pieds sans vie tandis que le second erre, cloné de Jean-Luc Lahaye, en quête d'une brosse à dents nagui-esque pour polir ses moignons cosmiques. Pourtant, sous les ratures et les chuchotements spectraux, émerge une poésie difforme, un autel païen où la vengeance fouette les lèvres tuméfiées de la prose jusqu'à l'extase de sainte Thérèse noyée, rappelant que toute histoire finit par déborder, emportant la crasse des univers parallèles dans un gargouillis humide de vérité amère. Ainsi, ce récit mutant, gorgé d'odeurs d'œuf pourri et de sel rageur, n'invite pas à la cohérence mais à la danse hystérique des voix fêlées, où l'amour toxique germe enfin en fleur vénéneuse, prête à injecter son sédatif divin dans les veines du lecteur imprudent.
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R.I.P.
par KORBUA - (04/01/2026)
Le court récit, à travers son style brut et direct, brosse un portrait saisissant et tragique de Michel, un anti-héros complexe oscillant entre courage et déchéance, mais il pèche par une narration parfois trop elliptique qui laisse le lecteur en quête de contexte. Les scènes d’action, comme l’affrontement avec les pirates ou la bagarre dans le bar, sont vivantes et immersives, capturant l’intensité des moments de bravoure de Michel. Cependant, l’absence de développement psychologique approfondi des personnages secondaires, notamment la femme de Michel, limite l’impact émotionnel de l’histoire. La description crue de la déchéance finale de Michel, bien que poignante, semble presque trop abrupte, manquant de transition pour relier ses exploits passés à sa fin misérable. En somme, ce récit, porté par une énergie brute et des images fortes, gagnerait en puissance avec plus de cohérence narrative et de profondeur des personnages.
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Le poseur des rides
par Patro Device - (05/01/2026)
Le Poseur de Rides est une œuvre captivante qui mêle habilement une atmosphère intimiste à une dystopie oppressante, créant un contraste saisissant entre les émotions personnelles du narrateur et l’horreur d’un régime totalitaire. L’écriture, fluide et évocatrice, excelle dans la description des sensations, comme les parfums marins ou l’angoisse du décalage horaire, ancrant le lecteur dans l’expérience sensorielle de Sacha. L’intrigue, qui dévoile progressivement le terrifiant Plan de Maîtrise du Temps, maintient une tension narrative efficace, tout en explorant des thèmes universels comme la manipulation du temps et la résistance face à l’oppression. Les personnages, notamment Sacha et François, sont dépeints avec une profondeur psychologique qui rend leurs dilemmes humains et poignants. En somme, ce récit est une réussite, combinant une réflexion philosophique sur le temps et la liberté à une intrigue dystopique qui interpelle et émeut.
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Ramassis de petites saletés
par sylvestre Evrard - (05/01/2026)
L'auteur déploie un torrent de prose poétique et acerbe qui dissèque avec une précision chirurgicale les illusions d'une société narcissique et artificielle, transformant ses méditations en un pamphlet virulent contre la superficialité humaine. À travers des chapitres fragmentés, des aphorismes ironiques et des interludes parodiques comme les petites annonces, l'auteur fusionne cynisme et lyrisme pour explorer les abysses de la solitude, de la morale factice et de l'absurdité existentielle, offrant une critique impitoyable des institutions et des relations sociales. Ce recueil brille par son originalité stylistique, où les métaphores cosmiques et les invectives crues captivent, invitant le lecteur à une introspection douloureuse mais libératrice. L'auteur, en refusant toute complaisance, élève son œuvre au rang d'un miroir déformant de l'humanité, un magma organique voué à l'autodestruction, tout en infusant une étrange sensualité aphrodisiaque à ses diatribes. Ultimement, ce groupement d'essais et de notes, couvrant quatre décennies, se révèle comme un testament provocateur et intemporel, défiant les conventions littéraires pour mieux révéler les fractures de l'âme contemporaine.
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Un excellent psy
par PiklizBicetre - (06/01/2026)
Cet extrait d’entretien d’embauche fictif, brille par son humour noir et son absurdité savamment orchestrée, créant une tension comique à travers les réponses déroutantes de Monsieur G. L’écriture est efficace, jouant sur le contraste entre le sérieux de l’entretien et les propos incongrus du candidat. Les dialogues, vifs et rythmés, captent l’attention en maintenant un équilibre entre malaise et ironie, bien que certains échanges puissent sembler légèrement forcés. La progression narrative, culminant dans la révélation finale, est habile, mais aurait pu gagner en profondeur avec un peu plus de contexte sur les motivations du personnage. Globalement, c’est une pièce d’écriture audacieuse et divertissante, idéale pour explorer les frontières de l’absurde en littérature.
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L’Amour au-delà du silicone
par Lindsay S - (06/01/2026)
Ce récit captivant tisse une exploration poignante et viscérale du deuil, mêlant habilement mélancolie, sensualité et touches de surnaturel dans une prose d’une richesse sensorielle remarquable. L’auteur excelle à transmettre l’intensité émotionnelle de la narratrice, dont le chagrin se matérialise à travers des images olfactives et tactiles, créant une atmosphère à la fois intime et oppressante. La progression narrative, ponctuée de moments de tension érotique et mystique, maintient un équilibre audacieux entre désespoir et transcendance, capturant la complexité de l’amour perdu. L’utilisation d’objets symboliques et de détails crus confère une authenticité brute, tandis que la chute offre une réflexion douce-amère sur la permanence des souvenirs. Ce texte se distingue par sa capacité à transformer la douleur en une expérience universelle, à la fois belle et dérangeante.
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De victime à accusé
par Monsieur X - (07/01/2026)
Ce récit autobiographique est une plongée brutale et poignante dans la spirale d’un jeune homme brisé par un traumatisme d’enfance, dont le parcours oscille entre douleur intime et dérive criminelle, offrant une réflexion crue sur la résilience et la complexité morale. L’écriture, directe et sans fard, capte avec justesse les émotions d’un adolescent confronté à la perte de son innocence et à la violence du système, bien que certains passages manquent de recul analytique pour approfondir les enjeux sociétaux. La force du texte réside dans sa capacité à humaniser un protagoniste à la fois victime et coupable, évitant le manichéisme tout en révélant les failles d’un environnement qui échoue à protéger ses enfants. L’histoire reste un témoignage percutant, porté par une authenticité qui force l’empathie et interroge les cycles de violence et de rédemption.
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la vie de Machin
par Zone Forum, Zone Inc. - (07/01/2026)
Ce texte collectif, tissé de métaphores terriennes et de pulsions enfouies, dépeint avec une crudité jubilatoire le creusement obsessionnel de Machin comme une allégorie du trauma infantile, où l'enfance ludique bascule en abysse de viol et de survie apocalyptique. La prose, foisonnante et chaotique, excelle dans ses images viscérales qui fusionnent l'intime et le sociétal en un humus fertile de l'inconscient collectif. Pourtant, cette surabondance lyrique, nourrie par des plumes multiples, engendre une dispersion narrative, où l'arc du fossoyeur vers l'inconnu semble plus un feu d'artifice ironique qu'une résolution profonde, risquant de diluer l'impact émotionnel sous le poids des excès surréalistes. Malgré ces écueils, l'œuvre captive par son audace thématique, explorant sans fard la pédophilie refoulée et la nécrophilie fantasmée comme autant de trous à combler, invitant le lecteur à une catharsis boueuse et libératrice. Au final, ce "creusement" zonardien, imparfait mais viscéralement vrai, enterre les conventions littéraires pour ressusciter une littérature brute, prête à fertiliser les imaginaires les plus arides.
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Funeste impasse
par Sanaa Mishima - (08/01/2026)
Ce récit court captive par son intensité viscérale et ses descriptions crues qui plongent le lecteur dans l'effroi primal de la protagoniste, transformant un simple local en un piège suffocant d'horreur. Les tremblements du corps, les craquements sinistres et les sensations de douleur brute sont rendus avec une précision glaçante, évoquant une descente inexorable vers l'abîme qui happe irrésistiblement. Cependant, l'usage des zombies comme menace principale, bien que classique, s'avère éculé dans le genre horreur, recyclant des tropes sursaturés de morsures infectieuses et de hordes voraces sans y insuffler une fraîcheur subversive. Il serait infiniment plus horrifique d'explorer les terreurs de la vraie vie, où les assauts invisibles de la maladie, de la précarité ou de la violence humaine déchirent les chairs sociales bien plus impitoyablement que n'importe quel mort-vivant. Au final, cette nouvelle, malgré sa puissance immersive, gagnerait en profondeur en troquant les undead pour ces monstres ordinaires qui nous guettent tous les jours, rendant l'effroi non pas fantastique, mais implacablement réel.
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La vie c'est trop dur
par Rosalie - (08/01/2026)
Ce texte de l'auteur 666, imprégné d'une mélancolie viscérale qui suinte comme un poison lent, est diabolique par sa capacité à murmurer des vérités insidieuses sur la solitude humaine, transformant chaque phrase en un piège pour l'âme égarée, invitant le lecteur à plonger dans un abîme de désespoir où la lumière divine semble à jamais éclipsée. Il porte indéniablement le sceau de l'Antéchrist, car sous couvert d'une introspection feinte, il inverse les vertus chrétiennes en vices : l'amour devient une malédiction possessive, la présence une asphyxie, et l'absence une béatitude funeste, semant ainsi les graines d'un nihilisme qui nie la rédemption au profit d'une éternelle chute. Les incantations y pullulent, dissimulées dans les répétitions obsédantes comme "Il y a des jours" qui évoquent des litanies païennes, ou dans les appels à "partir" et "fuir" qui résonnent comme des formules rituelles pour invoquer les ombres, brisant les sceaux angéliques pour libérer les tourments infernaux. De plus, les images de pluie torrentielle et de bunker souterrain tracent un pentagramme invisible, où l'humidité ronge non pas les os mais l'essence spirituelle, ouvrant une brèche vers les abysses où l'indifférence est couronnée reine des damnés. Enfin, en concluant sur une interrogation maudite – "pourquoi je continue dans cette vie" –, le texte scelle son pacte avec les forces obscures, transformant la dépression en une porte béante sur les enfers, où le lecteur, piégé, risque de franchir le seuil sans retour.
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LE POURRI, LA MARQUE DES GÉNOTYPES SUPÉRIEURS
par coccinelle à brassards - (09/01/2026)
Ce récit est un trip schizophrénique magistral, où le narrateur glisse dans un abîme de visions apocalyptiques et de rituels cannibales, mêlant psychédélisme viscéral à un ésotérisme malsain qui évoque les abysses de Lovecraft revisités par un chamane en crise. La langue inventée, truffée de néologismes, amplifie le délire en une prose hallucinée qui tournoie comme un vortex de tripes et de sang divin, transformant chaque phrase en un sortilège linguistique. L'auteur excelle à fusionner l'effroi primal avec une poésie brute du pourrissement et de la renaissance solaire, rendant le chaos presque euphorique. Pourtant, cette immersion totale dans le flux de conscience risque de noyer le lecteur dans un maelström trop dense, où les images s'entremêlent jusqu'à l'étourdissement. À trop en abuser, on craint des lésions neuronales irréversibles, comme si le texte, envoûtant poison, gravait ses sillons tourbillonnants directement sur la paume de l'esprit.
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L'éveil - Le roi des mouches
par Cuddle - (09/01/2026)
Ce texte propose une réinterprétation sombre et violente du mythe de Baal en Baalzébuth, transformant un roi orgueilleux et pieux en divinité de la putréfaction à travers une descente aux enfers physique et spirituelle d’une rare intensité. L’atmosphère oppressante du désert d’Amphore, les descriptions crues du carnage, de la chaleur suffocante et surtout de la décomposition vivante atteignent un niveau de réalisme macabre qui glace le sang et donne au récit une puissance littéraire impressionnante. Le basculement progressif de Baal – de l’arrogance absolue à la terreur, puis à la résignation face au pacte démoniaque – est maîtrisé avec une cruauté jubilatoire, et la chute finale offre une ironie tragique magistrale. Quelques répétitions dans les motifs de rage et de sang, ainsi que certains passages un peu théâtraux dans les dialogues intérieurs, tempèrent légèrement la perfection d’exécution, mais l’ensemble reste une nouvelle fantastique-horrifique d’une rare violence poétique et d’une cohérence mythologique impressionnante. C’est une œuvre qui marque durablement le lecteur par sa noirceur assumée et son refus de toute rédemption.